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30 août 2020
Association

Objectif JO pour Alice Finot - EPF 2015 !

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L’association Alumni EPF se lance dans un partage des parcours de ses membres !
 
L’initiative commence avec Alice Finot, diplômée de la promo 2015 option énergie et environnement. Ingénieure commerciale et athlète, elle se donne les moyens d’aller au bout de ses rêves et de ses ambitions.
 
Son objectif ? Les JO 2021 !

 

  • Comment as-tu vécu ton expérience à l'EPF (cours, vie associative, vie étudiante) ?

Après mon bac technologique, très peu d’écoles d’ingénieurs m’ont ouvert leurs portes. L’EPF est l’une des premières écoles à avoir accueilli des diplômés d'un bac STI, en proposant une remise à niveau sur les matières techniques. J’ai profité au maximum de cette opportunité, de la richesse de la vie associative de l’école et des rencontres qui m’ont permis de construire un réseau solide.

 

  • Quels ont été les moments forts de tes années étudiantes ?

La première année et ses partiels ! Ça n’a pas toujours été un long fleuve tranquille, surtout les premières années de remise à niveau, il faut s'adapter. Mais la délivrance lorsqu’on se réunit avec les copains après le passage en année supérieure en vaut la peine.

Il y a aussi toutes les expériences à l'international. Je suis partie à chaque fois que l’occasion se présentait : aux Etats-Unis pour mon stage ouvrier, en Allemagne pour mon stage élève ingénieur, et enfin à Taiwan pour un échange universitaire dans le domaine de l'énergie, et où j'ai trouvé l'amour ! (rires)



  • Une fois ton diplôme en poche, quelle a été ta première activité professionnelle ?  Dans quelle entreprise ?  

En sortant de l’EPF j’ai rejoint la première entreprise qui m'a permis de me délocaliser en Espagne et de me rapprocher de mes ambitions personnelles, dans l’automobile !

Il s’agit du CTAG (Centre Technique d'Automobile de Galice), un laboratoire de recherche et validation de pièces automobiles né il y a 15 ans pour répondre aux besoins d'une usine PSA installée à Vigo, je n’ai pas changé d’entreprise depuis.

J’ai travaillé 4 ans en tant qu’ingénieure validation, de pièces plastiques pour commencer puis de véhicules complets.

En mai dernier, je suis passée responsable d'affaires dans le département commercial de l'entreprise. J’essaie à présent de décrocher de nouveaux contrats avec de grands constructeurs.

 

  • Qu'est-ce qui a changé au cours de ces dernières années ? 

Lors de mon échange à Taiwan en 2015, mon planning de cours s’est allégé et j’ai repris sérieusement l'athlétisme après une pause de 5 ans. Je suis vite montée en niveau : courses départementales, régionales, puis nationales.

En 2018, mes préparateurs physiques m’ont signalé que j'avais le niveau pour monter en équipe de France. Ça fait maintenant 2 ans que j’active tous les leviers à ma portée pour optimiser mon rendement et voir jusqu’où je suis capable d’aller.

Avec l’accord de mon entreprise, j’ai aménagé mon emploi du temps pour m'entrainer en parallèle de mes fonctions (5h de travail et 3 à 4h d’entrainement par jour). J’ai trouvé un équilibre qui me permet d'allier travail intellectuel, entrainement physique et repos nécessaire pour optimiser mon rendement.

En 2020, j’ai atteint un niveau international et me suis qualifiée pour les mondiaux dans ma discipline, le 3000 mètres steeple (course de demi-fond avec obstacles). Les championnats n'ont malheureusement pas pu avoir lieu du fait du covid, mon objectif est maintenant de me qualifier pour les JO 2021.

 

  • Qu'est-ce qui a déterminé ton choix de carrière ?

Par où commencer ? J’ai conscience qu'il y a un domaine dans lequel je suis capable d'exceller. Je suis de nature compétitive et curieuse de voir où sont mes limites. J’ai toujours envie de les repousser, et je sens qu’il me reste de la marge en actionnant tous les leviers. Peu de gens ont l'occasion de vivre cette aventure, émotionnellement… on se sent vivant ! L’athlétisme est un monde très difficile qui exige beaucoup de sacrifices et de la constance, mais en contrepartie les victoires sont décuplées par les émotions.

 

  • Comment s'est passé cette reconversion/ce virage dans ta vie professionnelle ?

Ça n’a pas du tout été facile car je n’ai pas été éduquée dans cette optique-là. C'était un projet et une philosophie de vie qui me tenaient vraiment à cœur.

Me lancer et sortir des formats classiques a été compliqué, mais mon choix a été très bien reçu par mon entreprise. J'estime que c'est un très bon équilibre de m'investir quelques années dans le sport et garder une vie professionnelle à côté. Le fait de ne pas être dans un seul schéma, de faire ce que j'aime tout en gardant un travail qui me permet de m'épanouir, me rend heureuse et accomplie.

Le plus dur est de prendre la décision. Une fois que c'est fait, les choses vont toutes seules !



  • Si tu avais un conseil pour un lycéen, un étudiant EPF ou un jeune diplômé quel serait-il ?

Si tu as des rêves, ne te mets pas de barrières, saute-les ! (Alice est championne de 3000m steeple)

 

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Par Lyvia Lapeby

 



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